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Cap de la Hague - Auderville, Manche (50)
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Localisation et cadre naturel du site

Le site de seawatching du Cap de la Hague se situe sur la commune d’Auderville à l’extrémité de la presqu’île de La Hague, à la pointe nord-ouest du Cotentin. Ce « bout du monde » se caractérise par une côte découpée et de remarquables paysages de landes et de parcelles emmurées qui lui ont valu le surnom de « Petite Irlande ». Le spot d’observation se trouve entre le petit port Goury et le sémaphore du Cap de La Hague, il fait face à l’île Anglo-normande d’Aurigny distante d’environ 12 Kms et séparée du continent par le  Raz-Blanchard, l’un des plus puissants courants marins d’Europe. A l’Est du site le littoral correspond à une côte basse rocheuse tandis qu’à l’Ouest, après Goury, de hautes falaises granitiques viennent se jeter en mer. C’est sur cette portion de côte que l’on trouvera les paysages haguais les plus spectaculaires avec la Baie d’Ecalgrain et le Nez de Jobourg. Plus au Sud l’altitude de la falaise décline pour laisser place à la lagune côtière de Vauville classée en Réserve naturelle et au massif dunaire de Biville, ces deux sites formant un ensemble paysager exceptionnel.

L’avifaune nicheuse des falaises et des îlots de La Hague est caractéristique du littoral armoricain avec le Cormoran huppé, l’Huitrier-pie, le Goéland marin et le Goéland argenté. Le Fulmar boréal ne niche plus dans La Hague mais s’observe en mer régulièrement. En période de reproduction les falaises accueillent également le Grand Corbeau, le Faucon pèlerin, le Pipit maritime tandis que la Fauvette pitchou, la Fauvette grisette, le Tarier pâtre et la Linotte mélodieuse sont les espèces nicheuses caractéristiques des landes à ajoncs ou à bruyères. Avec son étendue d’eau douce isolée de la mer par un étroit cordon dunaire, ses roselières, sa plage sableuse à galets et ses pannes humides, la Mare de Vauville accueille un cortège remarquable d’espèces nicheuses avec, entre autres, le Fuligule milouin, le Fuligule morillon, la Rousserolle effarvatte, le Phragmite des joncs, la Bourscarle de Cetti, la Mésange à moustache, le Busard des roseaux et le Gravelot à collier interrompu.

En période inter-nuptiale l’avifaune du littoral haguais s’enrichit des hivernants côtiers et marins avec les Plongeons (trois espèces), les Alcidés (petits pingouins en majorité) et la Mouette mélanocéphale. On pourra rencontrer également le Bécasseau violet, le Faucon émerillon, le Bruant des neiges et, plus irrégulièrement, le Bruant lapon.

Historique du suivi

Un suivi régulier de 1982 à 1985 avait mis en évidence l’intérêt du Cap de La Hague pour l’observation de la migration en mer en période postnuptiale mais aussi pour le passage prénuptial.  Par la suite le site n’est fréquenté que sporadiquement à l’automne par les ornithologues normands notamment à l’occasion du guet à la mer concerté organisé par le Groupe Ornithologique Normand chaque premier week-end d’octobre. A partir de 2004, à l’initiative de quelques observateurs locaux, le suivi postnuptial devient plus régulier mais la pression d’observation reste faible avec moins de 50 heures d’août à novembre. A partir de 2008 le suivi s’étoffe pour culminer à 195 heures en 2010. C’est également en 2010 qu’un suivi prénuptial régulier se remet en place avec 89 heures d’observation de la mi-février à la mi-mai;  la pression d’observation prénuptiale atteindra 141 heures en 2011.

Intérêt ornithologique, espèces emblèmatiques

Au centre de la Mer de la Manche, la presqu’île du Cotentin forme une barrière naturelle que les migrateurs marins et côtiers doivent contourner. En période prénuptiale, la position du site du Cap de La Hague permet de capter une partie des migrateurs qui traversent le Golfe Normand-breton et se concentrent en remontant le long de la côte occidentale du Cotentin. Les migrateurs postnuptiaux correspondent aux oiseaux qui ont traversé la Baie de Seine, soit au large pour les espèces pélagiques, soit en longeant la côte du Calvados. La position avancée en mer du Cotentin semble  également être profitable à une partie des migrateurs d’origine britannique (Passereaux notamment) qui transite par la presqu’île lors de leur traversée transmanche.

Le Fou de Bassan est l’espèce marine numériquement la plus observée au Cap de La Hague. Les dizaines de milliers d’individus dénombrés de mars à août correspondent essentiellement aux mouvements locaux des adultes nicheurs (7500 couples en 2009) installés sur deux îlots au large de l’Ile d’Aurigny, les grandes pêcheries de centaines de fous qui transpercent la surface de la mer tourmentée par le Raz-Blanchard constituant un véritable spectacle ornithologique. A partir de septembre ce sont, en moyenne, 20 000 migrateurs postnuptiaux originaires des colonies d’Europe du Nord-Ouest qui sont dénombrés chaque année jusqu’au début du mois de décembre.

Quelques dizaines de fulmars boréaux sont recensés chaque année, majoritairement en période prénuptiale. Un pic de passage en avril-mai vers l’ouest a été constaté et pourrait correspondre aux oiseaux non reproducteurs qui quittent les colonies de la Manche orientale et/ou à l’exode préposital des adultes nicheurs de ces mêmes colonies.

La majorité des plongeons dénombrés est observée en mars-avril avec quelques centaines de plongeons catmarins, plusieurs dizaines de plongeons arctiques et 7 ou 8 plongeons imbrins.  L’effectif de  plongeons recensé lors du passage postnuptial n’atteint que quelques dizaines d’individus, toutes espèces confondues.

Les effectifs de puffins sont anecdotiques en période  prénuptiale et concernent essentiellement des puffins des Anglais observés lors de coups de vent d’ouest en Manche occidentale. Les 1200 puffins dénombrés en moyenne d’août à octobre sont dominés par le Puffin des Baléares avec un millier d’oiseaux en dispersion postnuptiale. L’observation du Puffin des Anglais et surtout du Puffin fuligineux, espèce la plus pélagique, est fortement conditionnée par la direction et  la force du vent.

Les mouvements d’anatidés sont nettement dominés par la Bernache cravant et la Macreuse noire avec, en moyenne pour chacune des deux espèces, 2000 à 4000 individus au passage prénuptial et 1000 au passage postnuptial. Rarement notée en automne, la Macreuse brune est plus régulièrement observée (quelques dizaines) au passage printanier. L’effectif prénuptial de l’Eider à duvet est remarquable avec 300 à 400 migrateurs recensés majoritairement en mars ; on rappellera que la côte ouest du Cotentin constitue le principal site d’hivernage français de l’espèce. La faiblesse des effectifs (quelques dizaines) pour le Tadorne de Belon et les canards de surface en période postnuptiale peut s’expliquer par un axe de migration principal qui coupe le Cotentin en amont au niveau de la Baie des Veys ; l’effectif prénuptial est un peu plus fourni (une centaine d’oiseaux en moyenne) et semble correspondre à la fin de passages nocturnes.

Quelques rapaces sont notés régulièrement aux deux passages : le Balbuzard pêcheur, le Milan noir, les Busards des roseaux et Saint-Martin, les Faucons émerillon et hobereau. Le Hibou des marais  ne fait l’objet que de quelques données en période postnuptiale.

Plusieurs centaines de limicoles migrateurs sont dénombrés en avril-mai puis en août-septembre avec un peuplement spécifique nettement dominé par l’Huitrier-pie, la Barge rousse et le Courlis corlieu.

Les labbes sont très majoritairement recensés au passage d’automne avec près de 600 individus, (dont la moitié de grands labbes) d’août à octobre. Au printemps seulement une vingtaine de labbes (majorité de labbes parasites) sont observés en mars-avril. Le Labbe à longue queue est très rarement détecté au passage postnuptial.

La migration des laridés est surtout notée en période postnuptiale avec en moyenne 2000 oiseaux pour 500 en période prénuptiale. Les espèces numériquement les plus abondantes sont les Mouettes tridactyle, rieuse et mélanocéphale. Quelques individus de Mouette de Sabine sont détectés aux deux passages (fin mars à début mai puis fin août à mi-novembre).

La Sterne caugek et la Sterne pierregarin dominent largement le groupe des sternes. La première est dénombrée dans les mêmes proportions (3000 en moyenne) aux deux passages alors que la pierregarin, peu notée en migration prénuptiale avec moins de 100 individus, atteint une moyenne de 2500 migrateurs postnuptiaux.

Le passage des alcidés se concentre en mars au printemps (1000 en moyenne) et d’octobre à début décembre en automne (2000 en moyenne). Le Pingouin torda est très majoritairement dénombré (90%) parmi les oiseaux déterminés spécifiquement.

Les deux passages migratoires des Passereaux présentent une forte disparité du peuplement spécifique. Ainsi l’Etourneau sansonnet et le Pinson des arbres qui constituent l’essentiel (80%) des 25000 passereaux dénombrés en moyenne en automne, ne sont que peu représentés au printemps (moins de 1%) ; à l’inverse les trois espèces d’hirondelles, la Bergeronnette printanière et le Chardonneret élégant représentent près de 80% de l’effectif prénuptial des passereaux (10000 en moyenne) mais seulement 7% de l’effectif postnuptial. Le Pipit farlouse et la Bergeronnette grise sont recensés dans les mêmes proportions aux deux passages.

Accès et modalités d’accueil

A partir de Beaumont-Hague, on peut rejoindre Auderville selon deux itinéraires :

  • les pressés et les passionnés de l’industrie nucléaire emprunteront la D901 qui longe l’usine de retraitement de La Hague.
  • les amateurs de paysages côtiers et de villages haguais typiques prendront la direction d’Omonville-la-Rogue pour rejoindre la superbe route littorale (D45).

A Auderville prendre la direction de  Goury et, juste à la sortie du village, tourner à droite vers le  sémaphore. Au sémaphore continuer sur  la petite route qui devient chemin pour rejoindre un grand blockhaus. Garer son véhicule et s’installer de façon à s’abriter du vent. Lorsque la force du vent le permet, il est possible de monter sur le blockhaus pour observer.

Il n’y a pas de structure d’accueil au Cap de La Hague mais les seawatchers réguliers du site se retrouvent généralement le matin le week-end ou lors des vacances scolaires.

Hébergement et restauration

On trouvera toutes les formules d’hébergement et de restauration, ainsi que les innombrables possibilités de randonnée en s’informant auprès de l’Office de Tourisme de La Hague : 02 33 52 74 94

Pour l’hébergement on peut recommander le Sémaphore de Jardeheu, ancien établissement de la Marine nationale situé à 8 kilomètres du Cap de La Hague. Racheté et aménagé en gîtes par la commune de Digulleville, il dispose d’une chambre de guet accessible aux occupants qui peut permettre une pratique « confortable » du seawatching mais avec un potentiel de passage nettement réduit.

Contact

Gilbert Vimard : mailto:vimardg@gmail.com

Visionature
VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune

Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017