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Maintenir des sites de halte

Les sites de haltes migratoires

Les lieux de pose sont absolument nécessaires à la survie des oiseaux migrateurs durant leur périple. Ils se composent des milieux humides (indispensables aux anatidés, laridés, limicoles, passereaux paludicoles…), des milieux boisés littoraux (zones de fourrés, friches pour les passereaux), des zones ouvertes cultivées ou non et des linéaires denses (haies buissonnantes ou arboricoles). Ces lieux de pose permettent aux oiseaux de se reposer, de se nourrir et de s’abreuver afin d’accumuler des réserves énergétiques (lipides, protides et eau) indispensables à la poursuite de leur périple, et de s’abriter si les mauvaises conditions de vol les bloquent à terre. Le déclin des milieux naturels en France et en particulier la destruction des zones humides (urbanisation, assèchement, agriculture intensive…) entraînent la raréfaction et le morcellement des sites de halte migratoire : seul 14.19% de notre territoire métropolitain est en espace naturel protégé et depuis 1970, 50% des prairies humides du territoire français ont été détruites.

Basses vallées angevines LPO AnjouEn France, certaines zones humides sont indispensables aux migrateurs de l’Europe entière : la Camargue, le lac du Der, la baie du Mont-Saint-Michel, le golfe du Morbihan, les Pertuis charentais, les marais côtiers du Finistère, les estuaires de la Seine, de la Loire et de la Gironde, le bassin d’Arcachon, etc.

En Afrique, la plupart des lieux où hivernent les migrateurs européens ne sont pas protégés (à quelques exceptions près comme le Sénégal). De plus, la difficulté majeure que les migrateurs y rencontrent est le déficit des pluies qui s’avère quasi constant depuis les années 1970 et entraîne l’assèchement des sites de halte sahéliens. 

Bien que de nombreux oiseaux voyagent de nuit ou de façon diffuse, le phénomène migratoire constitue un évènement très visible et remarquable sur certains sites de halte ou dans les secteurs où les oiseaux se concentrent en raison des caractéristiques topographiques des lieux (goulets migratoires, sites de haltes). La disposition géographique de la France métropolitaine et la diversité des milieux qu’on y trouve rendent ce territoire particulièrement attractif pour un grand nombre d’espèces d’oiseaux migrateurs. Il s’agit d’un espace à franchir obligatoirement par les populations de nombreuses espèces qui se reproduisent dans le nord et l’est de notre continent. Des conditions de passage ou d’accueil que les oiseaux rencontrent dépend leur survie, tant lors des voyages printaniers qu’automnaux.

Les études sur les migrations en Europe ont mis en évidence que la survie de populations entières dépend du maintien en bon état de conservation de quelques sites de halte migratoire ou de zones de passages obligés. Cela a motivé la création d’espaces protégés où la gestion vise à préserver les espaces exploités par les oiseaux migrateurs. C’est notamment le cas des réserves naturelles côtières et des réserves de chasse maritimes. Leurs vasières accueillent des milliers d’oiseaux d’eau qui y font escale le temps de reconstituer leurs réserves de graisses indispensables à couvrir les besoins énergétiques demandés par les vols intercontinentaux. Les espaces protégés situés à l’intérieur du pays (Lacs de Champagne, Vallées du Rhin, de l’Allier,…) jouent également un rôle primordial pour accueillir nombre d’oiseaux en halte migratoire. Les suivis actuels ne sont cependant pas limités aux seuls espaces protégés et les données qui en résultent montrent que bien des sites d’importance internationale méritent une meilleure protection. C’est le cas de nombreuses zones côtières et de milieux aquatiques non désignés. 

Bécasseaux sanderling JL LemoigneEn raison de l’intérêt au niveau international d’un réseau de sites importants pour les oiseaux migrateurs de France, leur intégration au réseau Natura 2000 est une obligation réglementaire selon la Directive Oiseaux (79/409/CEE). Pour rappel, les Etats Membres de l’Union Européenne sont tenus de protéger les oiseaux menacés et migrateurs, ainsi que de maintenir en bon état de conservation les sites majeurs qui hébergent des populations d’oiseaux migrateurs et des nicheurs menacés. Ces sites doivent être inclus dans le réseau Natura 2000 et la gestion menée dans ces espaces doit prendre en compte les exigences biologiques des espèces déterminantes présentes. Les mesures de gestion à mettre en place sont préconisées dans les documents d’objectifs ou plans de gestion des espaces désignés en Natura 2000. 

Les corridors de migration

Certaines espèces – grue cendrée, oies, vanneau huppé – empruntent des voies migratoires bien définies dans l’espace, que l’on appelle « couloirs » de migration. D’autres espèces ont un front de migration beaucoup plus large (passereaux par exemple), mais recherchent des voies de passage particulières – franges littorales, linéaires boisés, cols…
Les modifications, les pressions, les destructions des couloirs de passage des migrateurs ont donc un impact direct sur les oiseaux migrateurs qui les empruntent d’une année sur l’autre.
La conservation des populations d’oiseaux migrateurs est donc également étroitement liée à celle des voies de passage, qui devraient, tout comme les sites de halte migratoire, bénéficier d’un statut de protection et d’études d’impacts règlementées lors de la mise en place de nouvelles infrastructures aériennes.

 

Visionature
VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune

Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017