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Phare de Gatteville - Gatteville-le-Phare, Manche (50)
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Le texte ci-dessous est tiré du livre La France à tire-d'aile (2005) de Philippe J. Dubois & Elise Rousseau, chez Delachaux et Niestlé, reproduit avec l'autorisation de l'éditeur et des auteurs. Pour d'amples informations, lisez également Ornithos 15-3: 198-205, 2008.

Le site

A 20 kilomètres de Cherbourg, le phare de Gatteville, dans le département de la Manche, situé à la pointe nord-est de la presqu’’île du Cotentin, permet le suivi de la migration des oiseaux pélagiques. La migration postnuptiale est mieux connue que la prénuptiale. D’ailleurs, la situation géographique du site (orienté vers l’est) ne rend pas favorable l’observation printanière. Celle-ci est beaucoup plus sensible sur les sites de la côte sud de l’Angleterre.

A l’automne, le passage des oiseaux marins se fait très probablement selon deux origines. Un flux classique d’oiseaux venant de la mer du Nord et qui gagnent, via la Manche, l’océan Atlantique. Un deuxième flux migratoire, celui-ci à la suite de conditions météorologiques dépressionnaires sur l’océan Atlantique, concerne des oiseaux originaires de cette zone et de la Manche ouest. En effet, les vents forts de sud et de sud-ouest poussent ces oiseaux en direction de la Manche est. Lors de conditions météorologiques redevenues favorables, les oiseaux redescendent vers l’Atlantique en longeant la pointe est du Cotentin, poussés alors par les vents de nord-ouest. Ce deuxième flux semble le plus important à Gatteville et place le site dans une situation privilégiée pour l’étude de ce phénomène.

Les oiseaux

Il est difficile d’attribuer précisément le passage des oiseaux à tel ou tel flux de migration. Mais les effectifs de puffins et de Grands Labbes rencontrés à Gatteville, supérieurs à ceux observés en mer du Nord, corroborent l’origine atlantique de ces oiseaux. Il en va probablement de même pour des espèces aux nettes affinités « atlantiques » comme la mouette de Sabine, par exemple. A l’inverse, la migration des sternes et des petits labbes, aux effectifs inférieurs à ceux notés en mer du Nord, appartient vraisemblablement au flux classique nord-sud, mais qui passe devant les côtes normandes de façon plus dispersée (et au plus large) que devant celles du détroit de Calais et de ses environs.

Par ailleurs, les espèces d’oiseaux marins sont à peu de chose près les mêmes que celles observées dans la partie orientale de la Manche et en mer du Nord. Certaines journées d’automne (ou même d’hiver) voient défiler des quantités de Fous de Bassan, de Mouettes tridactyles (et pygmées) ainsi que des alcidés (guillemots et pingouins). Des espèces remarquables, comme le Petit Puffin, ont été notées, de même que le Labbe à longue queue, qui semble être régulier. En revanche, le site n’est pas favorable à l’observation des anatidés.

Enfin, les buissons et prairies environnants à partir des sentiers littoraux offrent une bonne diversité de passereaux migrateurs. Gobemouches noirs et gris ainsi que Rougequeues à front blanc apparaissent au cours des derniers jours d’août. Pouillots et roitelets sont observés en septembre, ainsi que le Torcol fourmilier qui est annuel sur le site. Des espèces plus rares, telles que le Pipit de Richard, le Gobemouche nain, mais également les Pouillots à grands sourcils et de Pallas ont été découvertes en octobre. 

Météo

L’observation de la migration automnale est relative aux conditions de vent. Si ces facteurs météo restent une évidence pour tous les sites de seawatching, à Gatteville ceux-ci prennent un caractère essentiel en restreignant malheureusement le nombre de jours favorables à l’observation. La configuration météo requise est la suivante : après des vents forts dépressionnaires de sud et de sud-ouest et si les perturbations sur l’Atlantique Nord ne sont pas trop rapprochées, le vent s’oriente alors à l’ouest puis au nord-ouest les jours suivants. La fenêtre idéale d’observation correspond alors à cette courte période de nord-ouest, le vent d’ouest n’étant pas favorable sur le site. Les conditions demeurent favorables les jours suivants, avec un vent orienté nord. La distance entre les côtes française et anglaise à cet endroit est d’environ 130 kilomètres, ce qui explique que le vent orienté ouest ne permet pas l’observation des oiseaux, alors loin des côtes normandes.

Modalités d’accueil

Il n’y a pas d’accueil particulier sur le site. Les ornithologues s’y trouvent à l’automne, au moment des conditions météorologiques favorables.

Accès

A Gatteville, on rejoint le phare en voiture à partir de la place du village. Un parking se trouve à proximité. Un accès pour les personnes à mobilité réduite est possible sur le site d’observation. L’observation se déroule sur le côté est du phare : celui-ci procure aux ornithologues un abri des vents d’ouest et nord-ouest. La détection et l’identification des oiseaux s’effectuent souvent dans d’excellentes conditions en regardant vers l’est. La distance d’observation est généralement restreinte et il est même fréquent que certains oiseaux coupent la digue d’accès au phare. On peut monter au sommet du phare (365 marches) : on y découvre un joli panorama sur le secteur, mais pas d’intérêt pour l’observation.

Hébergement et restauration conseillés

Il n’existe pas d’hébergement sur place, mais on peut se loger dans les gîtes et des petits hôtels, notamment à Barfleur et, un peu plus au sud, à Saint-Vaast-la-Hougue. Cette dernière localité est particulièrement attrayante pour les oiseaux en hiver.

Visionature
VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune

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