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Colline de Sion - lundi, 19. novembre 2018

Sion 2018 : la saison s'achève

Fin de comptage pour le suivi des oiseaux migrateurs à la colline de Sion, après 2 mois de présence quasi quotidienne à côté de chez Maurice !
Et bien le bilan est plutôt positif malgré un mois de moins que les années précédentes (baisse des subventions de la région) : du 15/09 au 15/11 ce sont 266 165 oiseaux migrateurs qui nous ont survolés. Les conditions d'observation du cru 2018 ont été bonnes avec un été indien jusque mi-octobre et peu de journées dans le brouillard : 60 jours de comptage pour 309h de présence effective.

Encore une fois, le Pigeon ramier remporte haut la main la palme avec 154 654 individus migrateurs comptés, suivi par le Pinson des arbres - ou Pins' pour les intimes - (80 119), l'Etourneau sansonnet (4 666) et le Pinson du Nord (2 216).

Le Bec-croisé des sapins nous a gratifié d'un beau spectacle avec 364 migrateurs (record annuel pour Sion) et un compère inattendu : un Bec-croisé perroquet, cadeau du dernier jour de comptage !

C'est aussi une belle année pour le Milan royal (466), le Grand Cormoran (1497) et les turdidés de manière générale : Merle noir (551), Grive mauvis (651). Par contre, pas d'invasion pour les autres passereaux forestiers nordiques : les Mésanges bleues et noires, Tarin des aulnes, Grobecs casse-noyaux et autres roitelets sont restés à des effectifs faibles cette année. Mais bon, 2 années consécutives d'invasion c'est trop demandé !

Tous les résultats ici : https://www.migraction.net/index.php?m_id=112&graph=synthesis&action=list&frmSite=48&year=2018&frmSpecies=0&frmPrePost=-&frmDoy=320&f=1

Ce suivi n'aurait pu se faire encore une fois sans l'aide précieuse des bénévoles, pas moins de 70 personnes venant des cas 4 coins de France et même de Tunisie ! Un grand merci à eux et on vous donne rdv bien sûr l'année prochaine pour une nouvelle saison haute en couleur et pour fêter la 10ème année de suivi sur la colline de Sion !

L'équipe de Migr'à Sion 2018 : Anthony&Victoria, Edouard, Loreline, Victor et Guillaume

 

 
posté par Lorraine Association Nature*, édité par Anonyme
Col d'Organbidexka - mardi, 9. octobre 2018

Bonjour à toutes et à tous,

En cette mi-saison, pas moins de 90 bénévoles se sont investis à nos côtés pour permettre la mise en œuvre du programme Lindus-2 (programme cofinancé par le FEDER) sur le col d'Organbidexka. Grâce à eux, 59 043 individus ont déjà été recensés sur le site, parmi 43 espèces (01/10).

Comme chaque saison sur le col, la fin de l’été fut marquée par les importants passages de bondrées apivores. Après les milans noirs du mois de juillet, c’est l’espèce qui représente les plus gros effectifs du suivi. Cette année 18 124 individus ont été comptabilisés (01/10), faisant de 2018 la 3ème meilleure année pour l’espèce depuis 40 ans. Parmi les trois jours à plus de 1 500 bondrées recensées, la journée la plus importante eut lieu le 8 septembre (2 031 ind.), une date relativement tardive au regard des années précédentes.

Les cigognes blanches ont également fait des passages remarquables. Plusieurs groupes de plus de 200 individus ont passé le col dès la fin du mois de juillet. Avec un pic sur la journée du 5 août (342 ind.), le total saisonnier s’élève aujourd’hui à 1 368 individus (01/10). Juste en-dessous du record établi l’année dernière (1 404 ind.), ces chiffres confirment l'augmentation progressive du nombre d’individus recensés en migration et coïncident avec les résultats des sites de Gruissan et de Lizarrieta qui établissent chacun un nouveau record cette année. C’est avec grand plaisir que nous observons cette espèce recoloniser nos contrées (3 236 couples recensés en France en 2015) alors qu’elle avait quasiment disparu dans les années 70 (11 couples en 1974).

Côté busards, les observateurs profitent d'une belle saison pour le Busard des roseaux (427 ind.au 01/10) dont plusieurs individus sont encore attendus sur le col. En revanche, 2018 s'avère être la pire année depuis 40 ans pour les busards cendrés avec seulement 44 individus recensés (01/10). Pour cette espèce en déclin, les chiffres sont très aléatoires et passent parfois du simple au double d’une année sur l’autre. Les retours sur une migration prénuptiale rendue difficile par les conditions météorologiques et une mauvaise reproduction toujours liée aux problématiques agricoles dans plusieurs régions pourraient expliquer ces si faibles résultats.

Depuis la mi-septembre, une grande diversité de migrateurs a colonisé le ciel d’Organbidexka avec parfois plus de 20 espèces par jour ! Les aigles transsahariens (circaètes Jean-le-Blanc (240 ind.), balbuzards pêcheurs (154 ind.) et aigles bottés (181 ind.) au 01/10) offrent encore un superbe spectacle aux observateurs en volant de concert au-dessus des cimes pyrénéennes.

Le 25 août fut notamment une journée remarquable pour ces trois espèces et notre jour-pic pour la Cigogne noire avec 201 individus recensés. A l’image de la Cigogne blanche, cette espèce, dont nous recensons déjà 891 individus au 1er octobre, est en constante augmentation depuis le début du suivi sur le col avec des groupes toujours plus importants.

Enfin, la fin du mois de septembre est également marquée par l’arrivée des milans royaux (842 ind. du 27 au 30/09), des faucons (5 espèces observées) et des passereaux (10 espèces dont 14 bruants ortolans). Parallèlement, le premier groupe de plus de 10 pigeons colombins a été observé le 22 septembre et, si le site n’est malheureusement plus un lieu de passage majeur pour les colombidés, nous attendons tout de même avec impatience le passage des résistants du col d’Organbidexka qui ont motivé, il y a de ça 40 ans, la mise en œuvre du projet : les pigeons ramiers. 

 
posté par Jean-Paul (O) Urcun, édité par Anonyme
Gruissan-Narbonne - mardi, 11. septembre 2018

Un nouveau record pour la Cigogne blanche à Gruissan!

Le jeudi 6 septembre la barre des 10 000 Cigognes blanches en migration a été franchie sur le Roc de Conilhac! Cela marque un nouveau record pour le site. Ainsi, nous arrivons à l'heure actuelle à un total de 10 596 individus. Le passage va continuer en ce mois de septembre si la Tramontane fait (enfin) son apparition, et fera encore grimper ce record.

Le pic journalier de la saison restera le 19 août avec un passage de 2571 Cigognes, puis 1225 le lendemain et encore 901 le 21/08!

Cette journée du 19 août, restera un des moments forts de cette saison, avec de grands groupes passant à proximité du Roc pour le bonheur des nombreux observateurs. Deux vols se sont rejoints sur les hauteurs de Narbonne pour former un immense "mur" de plus de 1200 Cigognes!

A bientôt sur le Roc!

Anthony Chaillou

 

 
posté par Collectif Lpo Aude, édité par Anonyme
Col d'Organbidexka - vendredi, 7. septembre 2018

Bonjour à toutes et à tous,

Déjà un mois de suivi au col d’Organbidexka et les températures sont redescendues pour atteindre les 6°C en début de journée. Alors que nous sommes à la mi-août, les conditions météorologiques sur le site n’ont pas été favorables au passage des milans noirs. Seulement 26 748 milans noirs comptabilisés à ce jour, contre 33 000 à la même période l’an passé. 

Les observateurs ont pu tout de même profiter de trois belles journées de passage : 
le 23 juillet, le 30 juillet et le 6 août avec respectivement 3 034, 3 574 et 4 567 milans noirs.

D’autres espèces ont également été observées, telles que le Balbuzard pêcheur, le Circaète Jean-le-Blanc et le Faucon crécerelle, dont les premières données semblent précoces. À noter également l’observation peu commune de trois faucons d’Éléonore.

Des beaux vols de cigognes blanches ont franchi la barrière pyrénéenne, rejoints par quelques cigognes noires de manière plus ponctuelle. Déjà trois autours des palombes observés en migration, dont au moins un jeune et un individu de plus d’un an. Il semblerait que dans la littérature scientifique, les individus adultes soient davantage sédentaires, contrairement aux jeunes.

À cette période du mois, on constate un changement dans les espèces observées : les milans noirs sont de moins en moins présents, alors que les bondrées apivores entament leur migration, tout comme les faucons hobereaux

De même, plusieurs busards cendrés ont été observés ces derniers jours, dont l’un d’entre eux avait des marques alaires : deux marques jaunes. Malheureusement, la distance d’observation ne nous a pas permis de lire le code correspondant.

Un Vautour fauve a été observé le 4 août. Il était équipé de marques alaires jaunes avec un code de trois lettres ("VAJ"), permettant de connaître son origine espagnole, probablement de Navarre.

Des animations pour petits et grands

Nous vous donnons rendez-vous au Chalet ornitho, à deux pas du col, pour découvrir l'exposition " à tire d'aile ". Le Cabinet de curiosités vous y attend pour vous dévoiler les secrets d’un passionné de la biodiversité d’Iraty. Enfin, des ateliers organisés les mercredis matin sont dédiés au plus jeunes.

Ces animations sont proposées à titre gracieux dans le cadre du programme Lindus-2. 

Réservation pour les ateliers enfants : 
Chalets d'accueil d'Iraty : 05 59 28 51 29 ou à l'adresse info@chalets-iraty.com.

 
 
posté par Jean-Paul (O) Urcun, édité par Anonyme
Colline de Sion - mercredi, 29. août 2018

Sion 2018: La Colline a besoin de vos yeux!!!

C’est reparti, la grande migration postnuptiale est déjà bien entamée.

Les oiseaux migrateurs quittent leurs territoires de reproduction pour rejoindre leurs quartiers chauds plus au sud.

Suite à des restrictions budgétaires, nous serons présents sur la colline de Sion à partir du 15 septembre jusqu’au 15 novembre pour compter sans relâche et avec abnégation les oiseaux de passage.

Participez avec nous à cette belle aventure humaine et à la contemplation de l’un des plus beaux phénomènes naturels ! Que ça soit 1h, une matinée ou quelques jours, nous vous attendons donc nombreux pour venir nous aider à compter la gente ailée !

Comme chaque année, un gîte sera disponible pour héberger les spotteurs bénévoles à partir du 15 septembre. Donc n’hésitez pas à nous contacter pour préparer votre venue en nous renvoyant cette fiche d’inscription :

http://www.lorraine-association-nature.com/files/upload/Fiche-de-Participation.pdf

A l’adresse email suivante :
lorraine_association_nature@yahoo.fr

Toutes les modalités de l’organisation sont disponibles ici : http://www.lorraine-association-nature.com/files/upload/Guide-%C3%A9covolontaire-Migration-Loana.pdf

A bientôt sur la colline,

Edouard et Anthony, les éminents spotteurs en chef 2018

 

 
posté par Lorraine Association Nature*, édité par Anonyme
Gruissan-Narbonne - mardi, 28. août 2018
Déjà plus d'un mois que la saison a commencé sur le Roc de Conilhac. Un début de saison marqué par la canicule et une Tramontane très discrète...
Avec 21 jours de suivi pour 155h de comptage, les compteurs ne se sont pas envolés pour les premières espèces migratrices. Nous arrivons donc fin août avec un total de 464 Milans noirs et de 10 397 Martinets noirs (le pire effectif du site pour ce dernier). 
 
Cependant, depuis le 15 août la Tramontane se fait plus régulière pour le plaisir des observateurs!  Des milliers de Cigognes sont passées dans le Narbonnais, notamment le 19/20/21, avec 4600 Cigognes blanches en 3 jours (total en cours de 7342 ind) ! A noter également un passage important pour la date d’Éperviers d'Europe (115 le 19 août), un Vautour percnoptère le 25 août, une Hirondelle rousseline le 24/08 et de 2 Faucons crécerellettes le 26/08.
Les passereaux commencent a se montrer avec les premiers Pipit rousselines et des arbres, un Bruant ortolan, Rolliers, Bergeronnette printanières, etc. La diversité de rapaces grimpe également avec de belles observations de Balbuzards, de Busards cendrés et du Faucon d’Éléonore qui vient toujours se balader autour du Roc.
 
La Bondrée apivore a fait une apparition assez soudaine avec 932 individus vendredi puis 716 samedi (passage très très faible les jours précédents de suivi). On espère un joli rush en fin de semaine avec le retour de la Tramontane programmée à mercredi jusqu’à samedi! 
 
A bientôt sur le Roc!
 
Anthony Chaillou
 

 
posté par Collectif Lpo Aude, édité par Anonyme
Col d'Organbidexka - jeudi, 23. août 2018

Bonjour à toutes et à tous,

La LPO Aquitaine, avec ses partenaires aragonais et navarrais, a initié en 2016 le projet Lindus-2, un programme intégral transfrontalier de valorisation territoriale en faveur de la biodiversité, l’éducation environnementale et l’écotourisme transfrontalier entre les Pyrénées-Atlantiques, la Navarre et l’Aragon. Depuis le 16 juillet 2018, le suivi de la migration a démarré sur le col. En voici quelques nouvelles : 

Un début de saison dans le brouillard

Au début de la saison, les observateurs ont été confrontés à une météorologie difficile et capricieuse, alternant brouillard tenace et quelques éclaircies. Ils ont pu profiter d'un temps radieux les premiers jours, à peine suffisamment longtemps pour que les ascendances thermiques emportent dans les airs les vautours fauves et les premiers milans noirs. Pourtant, très vite, la mer de nuage stagnant en fond de vallée s'est levée, et les observateurs se sont retrouvés dans un épais brouillard. Les milans noirs limitent leurs déplacements dans de telles conditions, même si quelques-uns font demi-tour pour chercher dans d’autres vallées des passages plus aisés.

Une espèce rare observée en migration

Le 27 juillet, les observateurs ont eu la chance d'apercevoir la silhouette robuste d'un Autour des palombes survoler le col d’Organbidexka. Cette espèce, bien qu’observée chaque année en migration, reste rare. C’est d’ailleurs une première observation qui semble précoce, puisque les années précédentes, l’Autour n’était pas observé avant la première semaine du mois d’août. Notons que l'année 2017 peut être considérée comme une année record pour le passage de ce rapace puisque les observateurs avaient comptabilisé cinq individus sur l’ensemble de la saison.

Quelques belles observations

Le 29 juillet fut marqué par l’observation du premier Balbuzard pêcheur de la saison, usant d’un vol battu et puissant en direction du massif des Escaliers. Ses grands coups d’ailes lui assurent de pouvoir se déplacer par tous les temps, y compris lors de conditions météorologiques défavorables à d’autres rapaces qui utilisent le vol à voile.

Ces derniers jours, les matinées sont ponctuées par l’arrivée soudaine d’un Busard Saint-Martin qui vient chasser dans les montagnes alentours, régulièrement accompagné par quelques milans royaux qui se répartissent les crêtes à prospecter.

Les observateurs placés sur le col, comme ceux présents au niveau du Chalet ornitho où des bénévoles de la LPO accueillent et sensibilisent le public, ont eu la chance de voir, à plusieurs reprises, trois gypaètes barbus volant de concert au-dessus de la crête d’Organbidexka. Leurs plumages n’indiquent à priori pas la présence d’un jeune parmi eux.

Bilan de la première quinzaine de Juillet

A l'issue des deux premières semaines de suivi de la migration, deux très belles journées pour le passage du Milan noir se sont succédées. Le 23 juillet, 3 034 individus se sont élancé par-delà les crêtes. Quelques jours plus tard, le 30 juillet, s'est déroulée une incroyable journée avec 3 574 milans noirs qui sont partis à leur tour en direction du Sud, profitant d’à peine deux à trois heures d'ouverture avant que le brouillard ne les incite à redescendre en vallée. D’ailleurs, le spectacle a ému des habitants des vallées voisines qui nous ont fait partager leurs observations de milans, et nous ont appris que quelques groupes de cigognes blanches semblaient également chercher un itinéraire de migration dégagé pour éviter le brouillard. Avec un peu de chance, elles profiteront des belles éclaircies que nous attendons en milieu de semaine pour partir à leur tour sur le long chemin de la migration.

Des animations pour petits et grands

Sur toute la saison estivale, la LPO Aquitaine vous accueille au Chalet ornitho, à deux pas du col d’Organbidexka. Plusieurs animateurs présents tout l'été répondront aux questions de chacun. Sur la thématique de la migration, l'exposition " à tire d'aile " est proposée dans la salle d'accueil. Dans le Cabinet de curiosités, les animateurs vous conteront l’histoire des trésors d’un passionné de la biodiversité d’Iraty. Des ateliers pour les plus jeunes sont proposés tous les mercredis matin (sur réservation). Des sorties nature sont également organisées pour vous faire découvrir la forêt d’Iraty et ses incroyables richesses. Ces animations sont proposées à titre gracieux dans le cadre du programme Lindus-2. 

Sorties et ateliers pour les enfants, sur réservation aux chalets d'accueil d'Iraty : 05 59 28 51 29 ou à l'adresse info@chalets-iraty.com.

 
posté par Jean-Paul (O) Urcun, édité par Anonyme
Crêt des Roches - mardi, 17. juillet 2018

 Crêt des roches relancé

  Le 15 juillet a été l'occasion d'ouvrir symboliquement la 12° saison de suivi de la migration postnuptiale au Fort des roches, à Pont de Roide (25), toujours pilotée par les bénévoles de la LPO Franche-Comté. Le suivi restera aléatoire et le 19 août commencera réellement le suivi quotidien qui, espérons le, sera aussi fructueux que le précédent (> 1 million d'oiseaux observés).            

  Le salut de la Tribu PdR à tous les engagés de la saison!                                                                                                            

  Georges Lignier, coordinateur du suivi                                                                                              

 

https://www.facebook.com/migration.pontderoide/

 

 
posté par (archive) Lpo Franche-Comté, édité par Anonyme
Défilé de l'Ecluse - vendredi, 13. juillet 2018

Migration post-nuptiale au Défilé de l'Ecluse

Le suivi de la migration reprend à partir du lundi 16 juillet, grâce au soutien de la Station ornithologique suisse, du Conseil Départemental 74 et du Groupe Ornitho du Bassin Genevois.
Pour la 52ème année, des ornithologues seront présent pour observer le phénomène de la migration post-nuptiale.
Pour la 25ème année, le suivi sera effectué durant 4 mois, de mi-juillet à mi-novembre, avec comme cible le dénombrement précis des rapaces, cigognes, cormorans et pigeons.

Pour assurer au mieux ce suivi, la LPO a plus que jamais besoin de vous chaque jour pour seconder les spotteurs.

Pour acceuillir les observateurs la LPO dispose d'un parking de 330 m² dédié au suivi de la migration.

N'hésitez plus à nous rejoindre, tous les jours, entre 9h et 17h (minimum),  pour vous former à l'identification et aux méthodes de suivi de migration avec des migratologues passionnés, Rémi, Patrice, Jean-Pierre, Michel, Isabelle et bien d'autres !

Plus particulièrement, nous vous avons préparé une multitude d’événements pour découvrir la migration dans les meilleures conditions :

- les "dimanches à la migr" en compagnie de nos spoteurs salariés et bénévoles le 19 août, les 2 et 30 septembre et le 14 octobre,
- les journées européennes du patrimoine du 16 septembre cette fois directement depuis les terrasses du fort l'Écluse pour mêler patrimoine naturel et culturel,
- le samedi 6 octobre pour l'Eurobirdwatch qui fête chaque année la migration dans toute l'Europe.

Cliquer ici pour accèder au Plan d'accès du site

Plus de renseignements : LPO Haute-Savoie, 04 50 27 17 74, haute-savoie@lpo.fr

 
posté par Xavier Birot-Colomb (défilé de L'ecluse), édité par Anonyme
Gruissan-Narbonne - lundi, 9. juillet 2018

Début de la saison le 16 juillet au Roc de Conilhac !

Depuis 2007, la LPO Aude organise un suivi de la migration postnuptiale au Roc de Conilhac à Gruissan/Narbonne. Le suivi sera assuré du 16 juillet au 15 novembre  par des membres de l'équipe de spotteurs composée d'Anthony Chaillou et Florian Escot et on l’espère de nombreux bénévoles !

Nous vous invitons dès à présent à participer pour profiter du spectacle qu’offre la migration lorsque qu’un vent de Nord-Ouest (la Tramontane) souffle sur Gruissan.

Vous retrouverez les résultats des comptages au jour le jour sur Faune LR et Migraction. 

Ce suivi est le fruit d’un parteneriat entre la LPO, la commune de Gruissan et le département de l’Aude. La réussite de ce suivi passe par votre implication et votre présence sur le Roc.

Pour plus d’informations : LPO Aude 04.68.49.12.12 ou anthony.chaillou.aude@lpo.fr

 A bientôt sur le Roc !

 

 
posté par Collectif Lpo Aude, édité par Anonyme
Dunes de Prunete - dimanche, 27. mai 2018

Bonjour  à tous,

Étant donné le caractère exceptionnel de cette deuxième saison de suivi de la migration prénuptiale sur les dunes de Prunete (après celle réalisée en 2014 par Guillaume Peplinski), une synthèse retraçant quelques souvenirs et chiffres s'imposait !

Pour rappel, le suivi a commencé le 26 mars 2018 et s'est terminé le 15 mai 2018, avec spot du lever au coucher du soleil et l'application d'un protocole très lié à notre formation acquise sur les sites de migrations aquitains : 

https://cdnfiles2.biolovision.net/www.migraction.net/pdffiles/news/Protocole_2015023JPU-9540.pdf

La saison a d'abord commencé sur des chapeaux de roues avec le passage de nombreuses espèces de Fringilles :

Quelques chiffres : 

Verdier d'Europe : total de plus de 2450 oiseaux avec un effectif de 536 individus le 13 avril.

Serin cini  : total de 2000 oiseaux dont plus de la moitié le 26 mars.

Pinson des arbres : total de plus de 6000 oiseaux dont plus de 5500 le 26 mars.

Linotte mélodieuse : total de près 3500 oiseaux avec un effectif de plus de 750 individus le 5 avril.

Tarin des Aulnes : total de plus de 500 oiseaux avec un effectif de 134 individus le 5 avril.

Pour l'anecdote, 2 Pinsons du Nord et 37 Grosbecs casses-noyaux sont également passés durant cette même période.

Hormis pour le Verdier d'Europe, ces effectifs ne sont pas significatifs à l'échelle nationale mais le sont particulièrement pour la Corse.  Dans le même registre, un passage très net de Pigeons ramiers a pu être comptabilisé fin mars avec plus de 3000 oiseaux dont un vol de près de 1000 le 26 mars ! C'était beau !

La saison avançant, le nombre et la diversité de rapaces n'ont fait qu'augmenter. Voici à nouveau quelques chiffres détaillés pour les espèces majoritaires et commençons par l'une des grosses infos ressortant de ce spot : le passage du Busard pâle !!

Cette espèce a commencé à être vue le 26 mars avec une femelle adulte. S'en sont suivies 4 journées à 4 oiseaux les 9, 14, 18 et 20 avril et une journée à 5 le 15 avril !! A noter aussi que le Busard pâle a été observé de manière journalière entre le 13 et 29 avril !!! Bilan : 52 piafs !!!! Le sexe/âge ratio s'établit ainsi : 32 deuxièmes années, 9 mâles adultes, 6 femelles adultes , 2 mâles de 3ème année, 2 femelles de 2ème année et un mâle de 2ème année. 

Comme en témoignent surtout ces deux dernières classes d'âges, la proximité avec les oiseaux étaient fabuleuses, à l'image d'un oiseau passant le 22 avril à environ 5 mètres d'un des observateurs !

Néanmoins, 29 Busards cendrés/pâles ont été envoyés durant la saison dont 4 oiseaux très suspects (types femelles) aux dires des observateurs présents sous la flotte ce 9 avril.

Passons maintenant à l'autre espèce phare, le Busard des roseaux.

Près de 2100 individus au total avec 2 journées à plus de 100 les 9 avril et 7 mai, et une journée à 404 le 6 mai. Soit plus de 520 birds sur ces deux derniers jours (majorité de types femelles et de 2ème année) !!

Si l'on fait une moyenne des 51 jours de suivi, c'est du 41 individus/jour ! C'est beaucoup !! Et ça vaut le coup en terme de plumages avec 2 mélaniques observés, 3 autres suspectés et de beaux oiseaux au bas-ventre blanc (cf photo) !!

Pour le Busard cendré, 189 individus dont 39 oiseaux le 5 mai et 60 le 6. Cet effectif place Prunete comme spot majeur Européen pour l'espèce au printemps. Évidemment, comme pour tout le reste, à confirmer !

Pour en finir avec les busards de toutes espèces (à noter aussi 15 Busards Saint-Martin), ce spot, c'est près de 2370 oiseaux ! 

 Pour les Faucons crécerelles/crécerellettes, le choix a été fait de les envoyer ainsi lorsque la distance et/ou la lumière ne nous permettaient pas d'être certains de l'identification. Question de rigueur-prudence face au complexe des plumages de types femelles en migration, sur une voie située proche de zones de nidification du Crécerellette en Italie.  De ce fait, 606 piafs rentrent dans cette catégorie dont une journée à 60 le 5 mai et une autre à 160 le lendemain, sur une journée définitivement historique pour la migration des oiseaux en France ! 

Cependant, ce site, c'est aussi 110 Crécerelles (2 journées à 18 le 3 et 15 avril) et 43 Crécerellettes dont une journée à 25 le 9 avril !

 Concernant les Kobez, la saison a offert 261 oiseaux aux observateurs dont 126 individus le 4 mai. Sans surprise, l'âge ratio est largement en faveur des 2ème années pour les individus bien détaillés. Légère majorité de femelles semble-t'il. Cet effectif saisonnier place évidemment Prunete comme spot de premier plan français pour le passage de cette espèce. 

 Lors de la même période, 1390 Bondrées apivores ont été comptabilisées dont l'écrasante majorité en 3 jours les 5, 6 et 7 mai (700, 366 et 255). Ces chiffres apportent une nouvelle fois de la connaissance sur la migration de cet oiseau dans l'Ile.

Enfin, gros chapitre, les petits migrateurs Transsahariens ! 

Commençons par l'Hirondelle rustique avec ces 168 000 oiseaux comptabilisés. Les oiseaux sont arrivés progressivement jusqu'aux premiers jours de rush comportant 18 000 piafs le 14 avril et le même effectif le lendemain. S'en est suivi un creux de 2 jours, puis les 18-19 avril, bam plus de 35 000 oiseaux.  Par la suite, quelques centaines à milliers d'individus par jours sont passés entres ces dates et le 5 mai. Puis le 6 mai, troisième vague avec plus de 22 000 exemplaires. Vous l'aurez compris, la position de ce spot est très haute dans la hiérarchie des sites de migration prénuptiale repères pour cet oiseau en France !

Au milieu des Rustiques ou parfois isolées, quelques Rousselines avec 67 oiseaux observés durant la saison dont deux journées à 9 et 10 individus les 20 et 28 avril.

 Pour les autres Hirondelles, rien de très important en comparaison d'autres sites Français :

- 11 000 Hirondelles de fenêtres. Globalement, le passage s'est effectué en 2 vagues les 19 avril (1780 oiseaux) et 6 mai (3657 oiseaux), avec quelques centaines d'individus par jour entre ces deux dates.

- 3000 Hirondelles de rivage.  Là aussi, 2 vagues, avec près de 1200 oiseaux les 14 et 15 avril et près de 700 oiseaux du 3 au 6 mai.

Concernant le Martinet noir, rien d'extraordinaire avec 10 900 oiseaux comptés dont plus de la moitié entre les 18 et 21 avril. A noter un effectif précoce de 294 piafs le 31 mars.

 Pour le Guêpier d'Europe, 8100 individus. A noter 2 vagues nettes : les 26 avril et 7 mai avec respectivement 1500 et 1100 oiseaux. Guillaume avait compté près de 10 000 oiseaux en 2014, ce qui place le site comme une référence pour la migration prénuptiale de cet oiseau en France.

Super saison également pour le Loriot d'Europe avec deux vagues, le 15 avril et ses 121 individus (un vol de 16 !) et une autre le 3 mai avec 64 oiseaux. Bilan : 276 piafs !

Le site s'avère être également grandiose pour deux insectivores, le Pipit des arbres et la Bergeronnette printanière !

Pour le premier,  1560 exemplaires dont un rush à 739 le 15 avril !!

Pour la deuxième, près de 3800 oiseaux dont plus de 1000 les 20 et 21 avril.

Pour en terminer, au rayon des autres chiffres saisonniers intéressants : 37 Rémiz pendulines, 59 Alouettes calandrelles, 6 Milans noirs, 10 Grues cendrées,  2 Cigognes noires, 1 Glaréole à collier, 3 Ibis falcinelles, 1248 Grands Cormorans (près de 350 les 4 premiers jours de la saison) ou encore 2 Rolliers d'Europe.

Évidemment, vu ces résultats, l'idée est de pérenniser le suivi avec pour objectif de commencer plus tôt, idéalement autour du 1er mars pour avoir plus de Pigeons, de Grands Cormorans, de Busards des roseaux et de Fringilles.

Au plaisir de discuter de ces perspectives avec vous quand vous voulez !

Si vous avez la moindre suggestion, n'hésitez surtout pas à me joindre par mail (gabrielcaucal@hotmail.fr) ou au 06-42-23-42-93.

A prestu ! A l'année prochaine sur le spot inch'allah !

Amicalement,

Gabriel Caucal-Etienne Rogeau-Adrien de Montaudouin

 

 
Source : Bilan saisonnier / posté par Collectif Ornithologique de Prunete, édité par Anonyme
Défilé de l'Ecluse - mercredi, 16. mai 2018

Nous recrutons 2 personnes pour le suivi de la migration postnuptiale au Défilé de l’Écluse.

CDD du 16 juillet au 16 novembre à temps complet, travail certains weekends et jours fériés.

Les candidatures sont à nous envoyer avant le 25 mai 2018.

Plus d’infos ici

 
posté par Xavier Birot-Colomb (défilé de L'ecluse), édité par Anonyme
Dunes de Prunete - vendredi, 4. mai 2018

Dernière ligne droite à Prunete !

La saison de suivi de la migration à Prunete touche bientôt à sa fin, mais le ciel est loin d’être vide ! En effet après quelques jours pluvieux, le retour du soleil a permis le passage effréné de milliers d’oiseaux. Parmi eux plusieurs milliers d’hirondelles, guêpiers d’Europe et martinets noir. Quelques belles matinées également pour le Loriot d’Europe, l’Hirondelle rousseline et la Bergeronnette printanière, dans une ambiance composée d’oiseaux en halte tel le gobemouche gris, le crabier chevelu ou le tarier des prés.

Crabier chevelu

Les busards des roseaux ne cessent de défiler sur la prairie, mais on note une augmentation du nombre de femelles et de jeunes ce qui annonce la fin du passage pour cette espèce. En effet les mâles, comme chez beaucoup d’espèces, remontent plus tôt sur les zones de nidification pour trouver les meilleurs territoires. Les busards pâles se font un peu plus rare, mais les busards cendrés passent encore en nombre très conséquent (11 le 04/05).

Jeune busard des roseaux

Femelle adulte de busard cendré

Mâle adulte de busard pâle

Mâle de balbuzard pêcheur

Si l’effectif de certaines espèces diminue de jour en jour, d’autres ne cessent d’augmenter comme c’est le cas de la Bondrée apivore. Mais le grand gagnant toutes catégories de cette première décade de Mai c’est le Faucon Kobez, avec 217 individus comptabilisés depuis la mi-avril (126 le 04/05). Ce nouveau record de France marque une fois de plus l’intérêt du site concernant le passage des espèces orientales.

Mâle adulte (à gauche) et jeune femelle (à droite) de faucon kobez

Jeune femelle de faucon kobez

Mâle adulte de faucon kobez
 

 
posté par Collectif Ornithologique de Prunete, édité par Anonyme
Pointe de Grave - jeudi, 3. mai 2018

Des nouvelles de la Pointe de Grave !

La migration des tourterelles des bois est maintenant lancée à la Pointe de Grave et le suspense demeure au sujet des résultats de l'année. L'espèce a en effet subi un déclin particulièrement important au cours des dernières décennies.

Classée comme « Vulnérable » sur la Liste Rouge française, on estime que 77 % de la population européenne a disparu depuis 1980. En 2004 à la Pointe de Grave, 44 436 individus étaient encore recensés. Depuis 2011, les chiffres n'ont plus dépassé les 10 000 individus, avec un total de seulement 5 040 oiseaux comptabilisés l'année dernière.

Cette chute inquiétante peut s'expliquer par divers facteurs. Gibier prisé en France, les populations ont longtemps été décimées par le braconnage printanier. Après une longue lutte militante, l'interdiction de cette activité est désormais appliquée en Gironde mais des causes plus lointaines du déclin peuvent être également évoquées. C'est notamment le cas de la destruction croissante des habitats de l'espèce, à la fois sur leurs zones de nidification dans les plaines cultivées de nos contrées et sur leurs zones d'hivernage, dans les pays africains sub-sahariens comme le Sénégal ou le Niger. Au soir du 2 mai, sur le site, les observateurs ont comptabilisé seulement 917 individus... À suivre ! L'Office National de la Chassse et de Faune Sauvage mène actuellement une étude par repérage satellitaire sur les déplacements de l'espèce.

Pour en savoir plus sur le sujet et suivre les trajets migratoires de Marcel, Jacky et Jean-Marie, les oiseaux marqués, vous pouvez consulter le lien suivant : http://cyrileraud.wixsite.com/turtledove-french

Photographie : Tourterelle des bois © Axelle Denis

L’image contient peut-être : ciel, oiseau et plein air
 
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Dunes de Prunete - dimanche, 22. avril 2018

Une journée à Prunete, petit bilan de mi-saison.

Le réveil sonne, il est 5h 30. Un café et hop nous voilà sur les dunes de Prunete. L’obscurité est encore omniprésente, mais la nature est matinale et gazouille déjà dans les buissons. Mais, qu’est ce qu’on entend au loin ? C’est un Rossignol philomèle! Et là ? Une Rousserole turdoïde ou encore un Coucou gris dans la plaine. Quelques pas de plus et c’est un Héron pourpré qui s’envole. Et oui déjà 28 jours de suivi, le printemps est déjà bien entamé ! 28 jours durant lesquels les oiseaux migrateurs n’ont pas cessé de défiler devant les observateurs. Un défilé dont les effectifs sont largement dominés par quelques 110 000 hirondelles rustiques (pic de passage de 20 420 individus le 18 Avril), passant certains jours en un flux quasi ininterrompu et dans lequel ont pu être dénombrées plus de 5500 hirondelles de fenêtre, près de 2000 hirondelles de rivages et déjà 33 hirondelles rousselines !

Dans le cortège des migrateurs, d’autres espèces hautes en couleurs, comme le Loriot d’Europe, la Huppe fasciée et le Guêpier d’Europe passent au-dessus de la tête des observateurs et des visiteurs venus profiter du spectacle. Coté rapaces, le 1000ème busard des roseaux est passé aujourd’hui à 13h30 ! Chaque jour qui passe confirme l’intérêt du site de Prunete notamment pour les espèces orientales passant en France. L’exemple le plus marquant est celui des 34 busards pâles passés en 28 jours soit une moyenne de plus d’un par jour, du jamais vu dans notre pays !

Le soleil continue sa course dans le ciel et les oiseaux leur marathon. Rapaces, passereaux, aigrettes, martinets et même grues cendrées ! Tous filent vers le Nord, et c’est au milieu de cette avifaune diversifiée qu’un sanglier s’invite sur le spot et passe à quelques mètres de nous… Il est déjà 20h25, l’heure de quitter le site, pourtant il est tentant de rester encore un peu, car c’est dans la pénombre déjà bien installé que nous observons le départ de quelques migrateurs nocturnes tels les Hérons cendrés et Pourprés ainsi qu’une furtive bécassine et un Hibou des marais en chasse sur la prairie… Encore une journée remplie de magie, de surprises et surtout d’oiseaux ! Mais maintenant il faut rentrer, les moustiques sont sortis, et demain le réveil sonnera à nouveau, mais 2 minutes plus tôt.

Levé du jour sur les spotteurs de Prunete

Rousserolle turdoïde

Vol de hérons garde-boeufs

Busard des roseaux mâle adulte

Busard pâle mâle adulte

Notre mascotte : Figatellu !

 
posté par Collectif Ornithologique de Prunete, édité par Anonyme
Pointe de Grave - vendredi, 20. avril 2018

La Pointe de Grave, sous le soleil !

À ce jour, près de 150 espèces ont déjà observées sur la Pointe pour un total de 138 540 individus. La migration a pris un peu de retard cette année mais les beaux jours sont enfin arrivés, et les oiseaux avec !

La saison se prête donc aux bergeronnettes printanières, pipits des arbres, hirondelles et martinets parmi lesquels les observateurs ont recensé cette semaine les premiers guêpiers d'Europe, pipits rousselines, rouges-queues à front blanc et cigognes noires.

Les ardéidés et limicoles sont également de plus en plus présents et les observateurs profitent de beaux passages de hérons, aigrettes, chevaliers, pluviers et courlis.

Les conditions météorologiques sont également favorables à la migration des rapaces qui utilisent les ascendances thermiques pour économiser leurs forces. Busard des roseaux, cendré et Saint-Martin, Faucon hobereau, émerillon et crécerelle, Milan noir, Buse variable, Circaète Jean-le-Blanc, Épervier d'Europe... Ce mercredi 18 avril fut une journée particulièrement intéressante en termes de rapaces avec 166 individus recensés.

Enfin, deux observations exceptionnelles ont eu lieu sur la dune cette semaine : un groupe de 29 ibis falcinelles (espèce de l'Europe de l'Est, nouvellement nicheuse en France) et un Traquet du désert posé sur la dune (passereau originaire des zones arides d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d'Asie centrale, exceptionnellement contactée en France).

Pour consulter le Guide de l'écovolontaire, c'est par ici : http://fr.calameo.com/read/001485999047116fe32e

Photographie : Cigognes noires © Jérémy Dupuy

L’image contient peut-être : ciel, oiseau et plein air
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Dunes de Prunete - lundi, 9. avril 2018

Après la pluie... le déblocage !!!

Incroyable journée à Prunete ! A 13h alors que l'averse qui tombe depuis le début de la nuit vient à peine de passer, une vague de rapaces s'abat sur la prairie que nous jouxtons. En quelques minutes, après une ouverture grandiose réalisée par le passage d'un mâle adulte de busard pâle, nous nous retrouvons presque débordés ! Les mâles et types femelles de Caeru (Busard des roseaux) et Ftin/nau (Faucon crécerelle/crécerellette) pleuvent sur le carnet et un groupe de 13 crécerellettes passe à quelques mètres de nous pendant qu'un jeune busard pâle fait le spectacle sur la prairie... Les faucons hobereaux sont fugaces, comme à leur habitude, et quelques superbes mâles de busards cendrés se joignent à la fête. Un balbuzard et une grue cendrée s'ajoutent à la mélée, on ne sait plus où donner de la tête !

A 14h30 la pression est en train de retomber, les nouveaux arrivants sont plus esseulés. On arrondie la fin de journée avec quelques oiseaux au compte-gouttes et on se régale avec un nouveau mâle adulte de busard pâle, mais qui prend son temps lui. Il chasse, il passe, et repasse, avant de repartir au sud. Peut-être aurons nous le plaisir de le revoir demain !

Avec ce beau déballage le site des dunes de Prunete continue de confirmer sont grand interêt concernant les busards, autant par leur nombre que par leur proximité. Proximité forte appréciable... et forte appréciée !

Les spotteurs de Prunete

 
posté par Collectif Ornithologique de Prunete, édité par Anonyme
Pointe de Grave - samedi, 7. avril 2018

Un peu de vent d'Est et de soleil à la Pointe de Grave !

Les vents poussant les migrateurs vers l'ouest modifient les cortèges d'oiseaux observés sur le site de suivi, à la plus grande joie des observateurs. Si les flux de goélands, emportés vers le large, deviennent alors invisibles aux jumelles, les espèces à migration « terrestre » sont poussées dans l'entonnoir de la Gironde et passent par la Pointe de Grave pour poursuivre leur route vers le nord. Parmi les beaux groupes de linottes mélodieuses qui sont désormais le quotidien des observateurs, les premiers individus de Martinet noir, Huppe fasciée, Merle à plastron, Héron pourpré, Avocette élégante, Courlis corlieu et Busard Saint-Martin ont été recensés cette semaine.

Fait particulièrement marquant : les observations de gros-becs casse-noyaux se multiplient et plusieurs journées à plus de 20 individus recensés nous amènent déjà à un total de 116 oiseaux pour cette espèce. Depuis 35 ans de suivi, le maximum saisonnier plafonnait à 68 individus. Mais cet hiver, cet oiseau habituellement discret, associé aux forêts de feuillus et aux vergers dont il consomme les fruits, a envahi les mangeoires françaises et s'est imposé dans les comptages « Oiseaux des jardins » menés par la LPO (26% des comptages montrent sa présence cette année contre seulement 1 à 6% les années précédentes). Nombre d'entre eux ont également franchi les Pyrénées comme le montre le résultat record au Col d'Organbidexka l'automne passé. Les résultats finaux de 2018 devraient être très intéressants... à suivre !

Pour plus d'informations sur ce phénomène, vous pouvez consultez l'article suivant : http://www.ornithomedia.com/…/automne-2017-invasion-gros-be…

Pour finir, on notera l'observation d'un Goéland à ailes blanches passé juste au-dessus des observateurs au lever du soleil. Cette espèce du Groenland et du Nord du Canada est occasionnellement présente en Europe mais nettement plus rare que son cousin le Goéland bourgmestre ! Encore une très belle observation !

 

A très bientôt sur la dune,

L'équipe de la Pointe

 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Dunes de Prunete - jeudi, 5. avril 2018

Bienvenue sur les dunes de Prunete en Haute-Corse !

Cette année se déroule le second suivi de la migration pré-nuptiale sur ce site, qui est aussi le seul suivi de migration active en Corse !

Nous sommes trois passionnés de la discipline, et bien decidés à poursuivre le travail initié par Guillaume Peplinski, venu mettre en évidence l'importance du passage en réalisant seul la saison 2014. Soutenus par le CEN Corse, le but est de préciser la nature du cortège d'espèces qui emprunte cette voie de migration (la plus orientale de France métropolitaine), et de nombreux objectifs alléchants s'offrent à nous :

- confirmer le passage remarquable du Busard des roseaux (l'un des plus important de France : 1147 en 2014)

- confirmer le passage exceptionnel du Guêpier d'Europe (le plus important de France : près de 10 000 en 2014)

- confirmer le passage significatif de certaines espèces aux aires de nidification plus orientales comme le Busard pâle (17 en 2014), le Faucon kobez (29 en 2014), le Pipit à gorge rousse (13 en 2014) ou certaines sous-espèces de la Bergeronnette printanière.

- tenter de répertorier les oiseaux migrateurs en halte autour du spot.

Le suivi a débuté le 26 Mars par une journée très encourageante, et un passage intense de fringilles entre 07h15 et 11h. Plus de 5500 pinsons des arbres, plus de 1000 serins cinis, plus de 300 linottes mélodieuses et près de 200 verdiers d'Europe, des chiffres importants pour l'île ! Le début de journée fut aussi remarquable en termes de proximité d'observations concernant plusieurs mâles adultes de busards des roseaux ainsi qu'une femelle adulte de busard pâle. Quelques minutes plus tard une écharpe de près de 1000 pigeons ramiers nous survol, une donnée intéressante pour cet oiseau dont la migration semble méconnue en Corse. Pour couronner le tout, un vol de quelques rémiz pendulines nous frôle, une sterne caspienne passe sur la côte et un hibou des marais est découvert posé au milieu de la prairie mitoyenne. What else ?

Les jours suivants sont plus calmes, mais quelques belles observations viennent souvent nous remonter le moral comme cet adulte de labbe parasite qui longe la plage dans une lumière parfaite le 29 Mars. Sinon quelques espèces locales font le spectacle comme les puffins yelkouan (parfois plusieurs centaines dans la journée) et les puffins de Scopoli (par dizaines certains jours). Les herpétologues ne sont pas en reste puisque le site accueil de nombreux lézards siciliens et tyrrhéniens ainsi que la très emblématique tortue d’Hermann.

Ces derniers jours le passage a repris de l’intensité avec notamment un passage quotidien d’une soixantaine de busards des roseaux, accompagnés par quelques faucons crécerelles et éperviers d’Europe. Quelques balbuzards pêcheurs sont à noter, ainsi que le premier busard cendré de la saison. Mais ce qui restera le point d’orgue de cette vague de busard c’est le passage de deux mâles adultes de busard pâle le 3 Avril. Côté passereaux, à signaler quelques belles journées hirondelles (plus d’un millier le 4 Avril), la suite d’un passage intéressant pour les fringilles et celui d’un pipit rousseline, espèce trans-saharienne encore attendue dans les prochains jours.

Le comptage se poursuivra jusqu’au 15 Mai mais nous ne serons plus que deux à partir de la semaine prochaine alors n’hésitez pas à nous rejoindre pour aider le suivi !

Etienne, Adrien et Gabriel

Si vous voulez plus d'infos sur le suivi : etiennerogeau@gmail.com

Les photos ci dessous ont été prises sur le spot par Adrien de Montaudouin.

Busard des roseaux - mâle adulte

Milan royal - adulte

Traquet motteux - mâle adulte

 
posté par Collectif Ornithologique de Prunete, édité par Anonyme
Pointe de Grave - mercredi, 28. mars 2018

Retour au calme sur la Pointe de Grave

Après la fameuse journée de déblocage du 19 mars, plusieurs matinées sympathiques ont permis aux observateurs de recenser un cortège de passereaux toujours plus diversifié : bergeronnettes des ruisseaux et printanières, gros-becs casse-noyaux, pipits des arbres, bouvreuils pivoines, bruants jaunes...

Depuis, les conditions météorologiques se sont dégradées et les effectifs d'oiseaux observés restent faibles. Heureusement, les goélands sont toujours présents, pour le plus grand bonheur des observateurs !

On notera tout de même la première matinée riche en turdidés ce dimanche 25 mars dernier (493 grives musiciennes, 125 grives mauvis et 6 grives draines), ainsi que deux nouvelles espèces observées chez les rapaces : le Balbuzard pêcheur et le Busard pâle. Seul le premier a bien voulu passer l'estuaire, mais le Busard ne devrait pas tarder et les observateurs l'attendent de pied ferme !

Le 8 avril prochain, nous organisons une journée portes-ouvertes sur la Pointe de Grave, on vous en parle très prochainement !

Pour consulter le Guide de l'écovolontaire, c'est par ici :
http://bit.ly/2IaEZxP

Cette année encore, le programme d’étude de la migration à la Pointe de Grave bénéficie du soutien financier du Conseil Départemental de la Gironde et du Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine.

L’image contient peut-être : ciel, nuage et nature
Photographie : Vol de goélands bruns © LPO
A bientôt,
L'équipe de la Pointe
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Pointe de Grave - vendredi, 23. mars 2018

Remarquable journée et exceptionnel passage de pinsons du Nord sur la Pointe de Grave !

Ce lundi 19 mars fut à la fois la journée la plus éprouvante en termes de conditions météorologiques et le meilleur jour pour la migration des oiseaux pour les observateurs ! Après trois semaines de passage au compte-gouttes, le vent a soudainement viré au nord et ce sont 21 387 individus qui ont été observés en quelques heures à la Pointe !

Malgré le vent, la pluie et même la neige, l'équipe d'observateurs a pu recenser 12 350 pinsons, 6 530 pipits, 990 bergeronnettes et près de 400 oiseaux parmi les autres passereaux. Phénomène particulièrement remarquable, le record saisonnier du nombre de pinsons du Nord a bel et bien triplé en une seule matinée : 1 538 individus comptabilisés, du jamais vu à la Pointe ! Pour cet hivernant de nos régions nichant dans les bois de bouleaux et de conifères des hauteurs scandinaves, le maximum plafonnait jusqu'à aujourd'hui à 519 individus observés sur la totalité de la saison (printemps 2011).

Si le passage des passereaux fut le plus impressionnant, d'autres espèces sont également venues enrichir la liste de nos observations : barges à queues noires, bernaches cravants, chevaliers gambettes, hérons cendrés, mouettes rieuses, goélands bruns... Au total, 37 espèces ont été recensées. Nombre et diversité était donc au rendez-vous pour cette superbe matinée de migration !

Pour rejoindre l'aventure, consultez le Guide de l'écovolontaire : https://bit.ly/2IaEZxP

A bientôt,

L'équipe Pointe de Grave

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Vidéo © Adrien De Montaudouin
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Pointe de Grave - lundi, 19. mars 2018

Enfin quelques belles journées de migration à la Pointe de Grave !

D'abord un fort vent d'ouest a permis d'observer des flux réguliers de goélands bruns. Près de 14 000 individus ont été observés sur la saison. Ces conditions favorisent également l'observation d'oiseaux pélagiques rabattus vers la côte comme le Grand labbe. Un individu est passé à quelques mètres des personnes présentes sur le point d'observation avant de se poser sur la plage. Une superbe observation !

Dans un second temps, le vent tournant à l'est a engendré le premier passage conséquent de passereaux. En quelques heures, 1 300 oiseaux ont pu être observés, principalement des fringilles mais également une centaine d'hirondelles, dont deux hirondelles rousselines. Simultanément, les premiers traquets et rougequeues noirs en halte sont arrivés sur le site.

Toujours peu d'individus recensés chez les rapaces, mais les observateurs ont quand même pu profiter d'une belle observation d'Autour des palombes passé juste au-dessus du site, une espèce rarement contactée à la Pointe de Grave.

Ces résultats sont encore très loin des grosses journées de migration tant attendues mais remontent le moral des troupes !

A bientôt sur le spot,

L'équipe Pointe de Grave

L’image contient peut-être : oiseau et plein air
Photographie : Rougequeue noir © Adrien De Montaudouin
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Pointe de Grave - mercredi, 14. mars 2018

À la Pointe de Grave, le suivi continu !

Avec la saison qui avance, le nombre d'oiseaux observés sur la Pointe de Grave augmente de jour en jour. Les conditions météorologiques ne se sont guère améliorées et le passage est toujours timide mais les résultats sont tout de même encourageants.

Le cortège de passereaux se diversifie et les pinsons, pipits et bergeronnettes sont rejoints par les premiers chardonnerets, serins, verdiers, bruants, tarins, linottes et mésanges.

Côté rapaces, Circaète Jean-le-Blanc, Épervier d'Europe, Faucon crécerelle et Faucon émerillon ont montré le bout de leur bec tandis qu'un second Élanion blanc est passé juste au-dessus des observateurs.

L'annonce d'un déblocage à Gibraltar est prometteur pour les jours à venir et les observateurs partagent avec les visiteurs d'un jour leurs connaissances sur les critères de détermination, en attendant que le vent tourne enfin !

A bientôt,

L'équipe Pointe de Grave

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Photos © Axelle Denis
 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
Pointe de Grave - mercredi, 7. mars 2018

Bonjour à tous,

À l'approche du printemps, les oiseaux migrateurs ayant passé l'hiver en Péninsule Ibérique – et pour nombre d'entres eux, au sud du Sahara (hirondelles, pouillots et autres très frêles migrateurs) – entreprennent un grand voyage printanier afin de regagner leurs quartiers de nidification plus nordiques : en France, mais bien plus largement au-delà, jusqu’en Scandinavie, voire en Sibérie. Comme chaque année depuis 35 ans, le suivi de la migration à la Pointe de Grave (Le Verdon-sur-Mer) a débuté le 1er mars.

Située en bord de mer, la Pointe de Grave permet d'observer une très grande diversité  d’espèces, allant des nombreux oiseaux marins et côtiers jusqu’aux passereaux (244 espèces migratrices y ont été recensées à ce jour). L'estuaire de la Gironde agit comme un entonnoir pour les oiseaux, leur évitant de traverser les grandes étendues d'eau. Stratégiquement placé, le site permet d'observer de nombreuses espèces sur leur route migratoire. Hirondelles, mésanges, grives, pigeons, bécasseaux, spatules blanches, goélands, loriots, tourterelles des bois, milans et busards sont observés chaque année... En 2017, plus de 470 000 oiseaux migrateurs y ont été recensés.

Ce suivi, sur le long terme, a pour objectif d'améliorer les connaissances sur l’évolution des populations d'oiseaux, et ainsi de diagnostiquer leurs tendances. Mais aussi, de synthétiser les informations primordiales pour assurer la conservation des espèces, dont certaines subissent un déclin parfois alarmant ces dernières années. Cette étude est également l'occasion de faire découvrir, connaître et partager au plus grand nombre cette thématique. Celle des oiseaux migrateurs et, au travers de ceux-ci, les grands enjeux de la biodiversité.

Ce printemps commence tout en douceur avec plusieurs averses et un fort vent de sud peu favorable à l'observation des migrateurs. Malgré tout, de beaux groupes de goélands et de canards passent sur fond de mer, tandis que les premiers passereaux, milans et busards, vanneaux et spatules franchissent l'estuaire. Une journée particulièrement remarquable est à noter, le mardi 6 mars, ponctuée de très belles observations : un Élanion blanc, un groupe de 14 mouettes pygmées et un Goéland bourgmestre. Certains oiseaux profitent également du site pour y faire halte. Ainsi, en ce début de saison 2018, les observateurs ont été accompagnés, entre autres, par des tariers pâtres et un Pluvier doré peu farouche.

Cette expérience, ouverte à tous, est le moment idéal pour découvrir ou redécouvrir l'écologie des oiseaux et pouvoir profiter du fascinant spectacle de la migration. Débutants ou confirmés, pour quelques heures ou plusieurs semaines, les observateurs professionnels vous y attendent pour que vous puissiez, à leur côté, partager leur passion et œuvrer ensemble pour l'avenir des oiseaux migrateurs.

A bienôt !

L'équipe de la Pointe de Grave


 
posté par Laurent Couzi, édité par Anonyme
La mission migration - mardi, 6. mars 2018

Votre photo dans l'Atlas national des oiseaux migrateurs !  

Que vous soyez photographe confirmé ou amateur venez contribuer à la réalisation de l'Atlas ! La LPO et la Mission Migration, en collaboration avec le MNHN, se sont associés pour lancer la production du premier Atlas des Oiseaux Migrateurs de France. L’objectif est de mettre à jour et valoriser les connaissances ornithologiques sur les axes migratoires, l’origine, la destination, la phénologie de passage et les tendances démographiques de ces espèces. Ce projet inédit et novateur couvre environ 320 espèces utilisant le territoire métropolitain au cours de leurs migrations et compile les données obtenues par différentes méthodes de suivis (données de baguage, des grands sites de suivi de la migration, de tracking, etc.). Rendez-vous sur le site Faune-France pour plus d’informations.

Nous recherchons pour ce livre une ou plusieurs photos pour chaque espèce qui fera l'objet d'une monographie (cf liste en pj). Une seule condition requise : la photo doit concerner des oiseaux en migration (préférentiellement en vol mais également en halte migratoire, posés, etc.).
Dans la mesure du possible, chaque photo devra être accompagnée d’une légende reprenant le contexte de la prise de vue (lieu, date, comportement des individus, etc.). Les photos d’origine devront être envoyées sous format .tif ou .jpg, avec une résolution de 300 dpi et dans l’un des formats suivants :

·         Largeur de 84.5 mm ou 998 pixels en 300 dpi

·         Largeur de 104.5 mm ou 1234 pixels en 300 dpi

·         Largeur de 175 mm ou 2067 pixels en 300 dpi

·         Largeur de 215 mm ou 2539 pixels en 300 dpi

Pour nommer la photo : Nom commun de l’espèce_Nom Prénom du photographe

Pour la légende, vous disposez de 100 caractères espaces compris à transmettre par mail lors de l’envoi des photos.

Merci pour votre participation

Contact : marie.houle@lpo.fr

Photo: Bondrée apivore survolant le col d'Organbidexka le 26/08/2016 (c) Rémy Bléhaut

 

 

Document à télécharger :  liste des espèces

 
posté par Jérémy Dupuy Pro, édité par Anonyme
Col de l'Escrinet - jeudi, 1. mars 2018

Le suivi de la migration au Col de l’Escrinet a commencé depuis une semaine. Nous avons déjà observé plus de 500 buses variables et 123 milans royaux ainsi que les 3 premiers milans noirs de la saison, le premier est passé le 18 février. Deux cigognes noires 2 blanches et 32 grues cendrées ont été notées et nous avons également eu le plaisir d’admirer le passage rarissime de 6 oies cendrées le 24 février. Le passage des passereaux est anormalement faible à cause des températures particulièrement basses et du vent trop fort : seulement 1979 pinsons des arbres, mais cependant 1500 alouettes des champs et 11 648 étourneaux sansonnets ! Nous attendons les migrateurs très nombreux en mars, dès la fin de ces épisodes météorologique perturbés.

Nous transmettons nos données tous les jours sur www.migraction.net et nous publions des nouvelles et des photos régulièrement sur la page facebook : Migraction Escrinet

Un appel à dons a été publié afin de nous aider à financer le suivi : https//auvergne-rhone-alpes.lpo.fr/IMG/pdf/lpo-aura-escrinet-appel-a-dons-2018.pdf

Un grand merci aux donateurs !

Ci-dessous le programme du mois de mars :

Samedi 03 et dimanche 04 mars : deux journées de formation à l’identification des oiseaux en migration. Formation réservée aux adhérents LPO et FRAPNA Ardèche

Samedi 10 mars : formation au protocole de comptage des oiseaux migrateurs.

Dimanche 11 mars : comptage simultané sur les cols Ardéchois. Nous avons besoin de bénévoles.

Dimanche 18 mars : formation à l’identification des rapaces.

Samedi 24 et dimanche 25 mars : c’est le weekend tête en l’air ! Le dimanche 25, la sortie officielle du livre « Heureux de nature » avec dédicace par son auteur Frédéric Dupire et apéritif offert.

N’hésitez pas à venir nous rejoindre sur le col pour venir admirer le passage des oiseaux migrateurs avec nous. Nous y sommes présent jusqu’au 22 avril tous les jours du lever au coucher du soleil.

Un gite est disponible pour accueillir des bénévoles. Contact louis.felix@orange.fr ou 06 47 96 67 12

A bientôt sur le col !

L’équipe de l’Escrinet

 

 
posté par Permanents LPO Rhône-Alpes, édité par Anonyme
Colline de Sion - jeudi, 1. février 2018

Nostalgie Migr'à Sion 2017: La nouvelle saga de l'automne, maintenant disponible dans les bacs

Vous avez adoré le dernier Chouette bilan que nous vous avions recommandé ?

Vous trépignez d'impatience à l'idée d'en dévorer un deuxième ?

Alors, réjouissez-vous, la synthèse Migr'à'Sion 2017 est arrivée ! Et c'est avec une grande joie que nous vous présentons notre nouvelle saison  !

Revivez, comme si vous y étiez, le suivi légendaire des oiseaux migrateurs !


En vous plongeant dans la lecture de ces 93 pages,vous voguerez à travers vents et brouillards sur le dos des Grues cendrées, vous  vous délecterez des nuées de Pigeons ramiers, vous découvrirez des espèces rares dont vous ne soupçonniez même pas l'existence ,  et vous revivrez le plus grand tournoi de Mölky que la Lorraine n'avait encore osé organiser... du pur bonheur !

http://www.lorraine-association-nature.com/files/upload/Synth%C3%A8se-migraSion-2017.pdf

Au plaisir de vous (re)croiser sur la Colline à l'automne prochain, car n'oubliez pas la Migr'à Sion est une véritable saga qui n'est pas prête de s'arrêter!

Au plaisir,

Les spotteurs de la Migr'à Sion!

 
posté par Lorraine Association Nature*, édité par Anonyme
La mission migration - mardi, 5. décembre 2017

Un Atlas pour mieux connaître les migrateurs en  France!

La migration occupe une place centrale de l’écologie d’une majorité d’espèces de l’avifaune des zones tempérées. En France, ce phénomène a fait l’objet de nombreux travaux, notamment pour déterminer le trajet, les zones d’hivernage et les stratégies mises en œuvre par les migrateurs au cours de leur cycle. Bien qu’il existe de nombreuses études du phénomène à un niveau spécifique, il n’existe pas encore de synthèse globale des connaissances à l’échelle nationale.

En 2017, la LPO et la Mission Migration, en collaboration avec le MNHN, se sont associés pour lancer la production du premier Atlas des Oiseaux Migrateurs de France. L’objectif est de mettre à jour et valoriser les connaissances ornithologiques sur les axes migratoires, l’origine, la destination, la phénologie de passage et les tendances démographiques de ces espèces. Ce projet inédit et novateur couvre environ 330 espèces utilisant le territoire métropolitain au cours de leurs migrations et compile les données obtenues par différentes méthodes de suivis. 

Pour répondre à ces objectifs, l’atlas fera appel à trois grands types de données. De plus en plus nombreuses chaque année, les données opportunistes sont collectées par l’ensemble des observateurs professionnels ou amateurs, rassemblées au sein de faune-France et des bases de données régionales participatives. Sur l’ensemble du réseau, ce sont près de 50 millions de données qui vont être exploitées afin de dessiner des phénologies précises des migrateurs.

Les programmes annuels des grands sites de suivi de migration, principalement au niveau des pointes littorales et des cols montagneux, recensent les oiseaux migrateurs depuis plusieurs dizaines d'années et nous permettent donc d'étudier leur évolution.

Enfin, nous utiliserons les données issues des programmes de baguage, de suivi par balise/GPS, qui apporteront des précisions sur les trajets empruntés, les zones et les durées de halte, etc.

Pour chaque espèce, ces analyses permettront d’enrichir les connaissances sur l’écologie des oiseaux et pourront s’inscrire dans une démarche de conservation. De plus, les carences en matière de connaissance pour certaines espèces seront mises en évidence.

Parallèlement à l’avancement de cet atlas, vous trouverez régulièrement des informations sur faune-France, dans la rubrique « Atlas national des oiseaux migrateurs ».

Contact : jeremy.dupuy@lpo.fr

Cigognes blanches au-dessus du col d’Organbidexka (c) Remy Bléhaut

 

 
posté par Jérémy Dupuy Pro, édité par Anonyme
Brassoir - mardi, 5. décembre 2017

  BILAN DE LA MIGRATION POSTNUPTIALE A BRASSOIR (60) EN 2017

Cette année, nous avons été présent du lundi 14 août au dimanche 19 novembre . Ce sont 73 jours et 444h30 passés à scruter le ciel en compagnie de 11 observateurs.

Des effectifs saisonniers record pour de nombreuses espèces

Parmi les effectifs important , les grands échassiers ont été à l'honneur : La Grande Aigrette continue sa progression entamée depuis 2000 . La Cigogne blanche a explosé  grâce à une nidification exceptionnelle et un meilleur ciblage des conditions de migration. Le passage est digne des cols pyrénéens (n=1204).Le record journalier et en un seul vol a été pulvérisé avec 336 oiseaux posé la veille devant le spot et prenant une pompe le 23 août au dessus de la forêt de Retz.

Les rapaces ne sont pas en reste non plus  avec des effectifs au dessus de la moyenne. C'est le cas pour la Bondrée apivore, le Busard des roseaux toujours en progression, La Buse variable  et le Faucon crécerelle.

Côté passereau, le passage des hirondelles rustique a été bien perçu grâce à des vents de secteur ouest dominant. Nous avons également atteint des records pour les motacillidés comme par exemple 588 bergeronnettes printanière, 39 bergeronnettes des ruisseaux, 4262 bergeronnettes grise. Pour les turdidés nous avons eu des effectifs important, avec 753 grives mauvis et 191 grives draine. Enfin côté fringilles la palme revient au Grobec casse noyaux, ainsi qu'au Chardonneret élégant avec respectivement 243 et 260 oiseaux.

Les espèces exceptionnelles en 2017

Cette année nous avons eu la chance d'avoir  le Guêpier d'Europe (première pour le site), dont un vol migratoire a été repéré le 27 aout. Puis ce fut l'observation d'un héron pourpé le  1er septembre. Enfin un passage de sizerins flammé/cabaret a été remarqué entre le 20 et le 30 octobre.

Une baisse d'effectifs significative pour certains migrateurs

La forte tendance à la baisse de certaines espèces a été notée,  par rapport à la moyenne des  5 précédentes  années de suivi (2012-2016) : en tête nous trouvons le Pluvier doré (-74,6%), puis l'Alouette des champs (-73,93%), le Corbeau freux (-61.99%), et enfin  le Pigeon ramier (-38%) et le Vanneau huppé (-31,61%). 

Conclusion

Ce suivi 2017 aura été plein de belles émotions naturalistes . Il est à rappeler que notre collectif est entièrement bénévole. Il étoffe doucement ses effectifs au fil des années. Je tiens à remercier particulièrement mes  compagnons présent depuis la reprise des comptages en 2012 :  Patrick, Pascal et Rémi,  Jean Paul.  Les projets pour 2018 :  des formations spécifiques sur le terrain, afin d'inciter  de nouveaux membres à nous rejoindre...  

Henry de Lestanville

Coordinateur bénévole du Collectif de Brassoir

 

 
posté par Henry de Lestanville, édité par Anonyme
Défilé de l'Ecluse - vendredi, 1. décembre 2017

Défilé de l'Ecluse 2017

 
posté par Xavier Birot-Colomb (défilé de L'ecluse), édité par Anonyme
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